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Dennis Gossett, prêt pour la réouverture des portes de la Médiathèque

 

Dennis Gossett, apprenti AID (agent en information documentaire) en 2e année à la Médiathèque Valais de Saint-Maurice, vous propose depuis quelques mois une sélection de documents à la fin des dossiers de Résonances (chaque année, ce sont des apprentis qui nourrissent cette rubrique). Avec Dennis Gossett, nous avons parlé de son parcours et de son regard sur les livres. Il vous a par ailleurs sélectionné deux idées de lecture, sans que vous ayez à lire les quatrièmes de couverture (cf. encadré).

 

Pourquoi avez-vous choisi d’être apprenti AID à la Médiathèque de Saint-Maurice?

A la base, je devais aller au collège à Saint-Maurice, mais après avoir effectué un stage ici à la Médiathèque, j’ai décidé de déposer ma candidature et mon CV pour un poste d’apprenti. Comme j’ai eu la chance d’être retenu, je n’ai pas hésité, car cela me semblait un endroit idéal pour enrichir ma culture générale.

 

Qu’est-ce qui vous avait motivé à faire un stage en médiathèque?

Depuis que je sais lire, et apparemment j’ai appris très tôt, j’ai toujours aimé lire, aussi j’ai eu l’envie de voir comment fonctionnait une bibliothèque de l’intérieur. Je pensais alors que l’on effectuait un apprentissage de bibliothécaire et non d’AID, aussi le stage m’a été utile pour en savoir plus sur la formation actuelle.

 

Quelles sont les différences entre votre parcours d’élève et aujourd’hui d’apprenti?

Comme je suis passé par la voie prégymnasiale dans le canton de Vaud, les cours sont pour moi relativement faciles à suivre. Par rapport à l’école, j’ai nettement moins de vacances, mais cela ne me dérange pas. La vraie différence, c’est que j’ai dû apprendre à gérer mon salaire.

 

Dans votre apprentissage, quels sont vos enthousiasmes et vos éventuels bémols?

Le principal point fort, c’est que cette expérience me permet de découvrir la vie professionnelle. Comme la majorité de mes amis sont au collège, je perçois combien c’est différent. Je suis davantage dans la pratique, j’ai une plus grande autonomie et mes horaires sont flexibles. Je ne vois pas réellement de bémol.

 

Comment se déroule votre formation au niveau de la Médiathèque?

Je travaille un peu dans tous les secteurs, que ce soit dans celui de la jeunesse, de la documentation pédagogique, de la littérature,etc. Les commandes et le désherbage, à savoir l’opération qui consiste à renouveler les collections, sont organisés par secteur, mais le reste pas forcément.

 

Comment vivez-vous les périodes de fermeture de la Médiathèque en raison de la crise sanitaire?

Le travail est le même, mais ce qui est différent pendant cette période, c’est l’absence de contact direct avec le public.

 

Dans Résonances, le lecteur peut lire depuis quelques mois votre sélection documentaire en lien avec le dossier. Comment procédez-vous pour cette recherche thématique mensuelle?

Dans mon agenda Outlook, j’ai indiqué les délais rédactionnels de Résonances avec un rappel un peu avant. Je fais mes recherches via le catalogue RERO et non l’outil interne, puis je soumets ma sélection à ma collègue bibliothécaire Catherine Widman Amoos, en lui expliquant mon choix de mots-clés en lien avec le thème. Dès que la sélection est validée, je l’envoie. Grâce à cet exercice, je m’entraîne, puisque la recherche documentaire figure dans l’examen final.

 

Au niveau de votre formation, changeriez-vous quelque chose?

J’harmoniserais le moment où l’on voit le catalogage en cours interentreprises et à la Médiathèque, j’ai du reste déjà fait cette suggestion à ma formatrice Evelyne Nicollerat. C’est plus simple quand on aborde la matière au même moment en théorie et en pratique. A l’EPCL à Lausanne, toujours en lien avec le catalogue, je trouve que les professeurs devraient collaborer davantage pour mieux unifier leur discours autour des normes.

 

Avez-vous lu la sélection des livres du Prix RTS Littérature Ados, sachant que la Médiathèque de Saint-Maurice est associée à ce projet?

Je suis en train de la lire et j’ai commencé par les histoires proches de la science-fiction. J’ai beaucoup aimé Félines de Stéphane Servant, car même si ce livre relate une étrange mutation, il ouvre les yeux des lecteurs sur beaucoup de problèmes de notre société.

 

Avec la fermeture des librairies en France en novembre, les débats ont porté sur la question de savoir si la lecture est un bien essentiel ou non. Quel est votre avis?

Pour moi, lire est primordial, par contre je ne suis pas convaincu que cela aide forcément à avoir une meilleure orthographe ou un niveau de maîtrise grammaticale plus élevé. Quant à dire si c’est un bien essentiel, c’est difficile à déterminer. Culturellement, oui.

 

Si vous deviez partir seul sur une île déserte pendant quelques semaines, quels livres emporteriez-vous?

Je prendrais avec moi deux types de lecture. D’une part des ouvrages avec des conseils de survie et d’autre part des livres pour me divertir et ne pas m’ennuyer. J’aime les histoires de science-fiction qui se passent sur terre dans un futur où les enjeux de géopolitique peuvent être reliés au présent. Ce qui me plaît, c’est aussi le côté dystopique ou postapocalyptique, avec des personnages qui doivent survivre après une situation de crise ou un bouleversement de la société. La littérature, grâce aux points de vue des personnages différents des nôtres, nous confronte à d’autres manières de penser.

 

Lire sur papier, c'est une occasion de s'éloigner des écrans.

 

Lisez-vous sur tablette ou liseuse?

Non, car j’aime la sensation de tourner les pages. Lire sur papier, c’est par ailleurs une occasion de s’éloigner des écrans, ce qui nous est nécessaire. Je comprends par contre le choix de la lecture sur support électronique en vacances.

 

A votre avis, devrait-on inciter différemment les jeunes à lire à l’école?

Dans mon parcours scolaire, j’ai eu la chance de lire Delphine de Vigan, l’une de mes auteures préférées, mais c’était une exception au programme. J’intégrerais davantage de littérature contemporaine et des livres pour la jeunesse qui invitent au questionnement sur la société dans le style de Félines.

 

A la Médiathèque, assistez-vous aux Cafés littéraires qui y sont organisés?

Parfois, cependant plusieurs ont malheureusement été annulés à cause de la crise sanitaire. J’avais trouvé la rencontre avec Eric Lehmann, auteur de 2050, l’apocalypse helvétique, passionnante , et son livre est excellent.

 

Pour votre futur professionnel, avez-vous des projets?

J’envisage de poursuivre avec une maturité professionnelle, puis j’ai envie de me renseigner pour savoir quelle passerelle me permettrait ensuite de m’orienter dans l’architecture ou l’urbanisme. Cet apprentissage en médiathèque m’a permis d’identifier d’autres domaines qui m’intéresseraient.

 

Propos recueillis par Nadia Revaz


 

La sélection commentée par Dennis Gossett

 

Un coup de cœur issu de la Documentation pédagogique

Merci maîtresse! «De rien, c’est mon job» d’Anouk F.

«C’est un livre touchant écrit par une enseignante française sur son quotidien dans une école primaire dans laquelle il y a beaucoup d’enfants issus de la migration. Elle raconte sa relation avec ses élèves, avec les parents et avec les autres enseignants de son école.»

 

Un coup de cœur côté fiction

Seuls au monde d’Emmy Laybourne

«Mon livre de science-fiction préféré étant emprunté, j’en ai choisi un autre en trois tomes qui est aussi très bien. On se retrouve dans le futur et dans une ambiance de fin du monde, avec explosion volcanique, tremblement de terre, tsunami,etc. Des élèves d’âge différents sont au cœur de l’action et essayent de survivre en gardant espoir.»

 

 https://explore.rero.ch/


 

Podcast des Cafés littéraires:

http://www.mediatheque.ch/fr/podcasts-cafe-litteraire-1036.html


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