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Rosy Epiney et Xavier Rouvinet sont tous deux apprentis polydesigners 3D  en 4e (formation en 4 ans) à l’Ecole professionnelle commerciale et artisanale de Sion (EPCAs). Selon la définition du portail officiel suisse de l’orientation, les polydesigners «conçoivent et réalisent des décors et mises en scène en 3D et les installent dans des vitrines, des magasins, des stands de foire, des expositions, des musées ou des manifestations événementielles .» C’est donc un métier qui invite à la créativité et à l’originalité.


 

Rosy Epiney apprentie polydesigner

Regard de Rosy Epiney

 

Lorsque vous étiez à l’école obligatoire, l’originalité était-elle au programme?

Au CO de Crans-Montana, je pouvais tout à fait la développer dans les cours de dessin, de menuiserie, mais aussi pendant ceux liés aux projets personnels. Et au primaire, il y avait le bricolage et le français qui permettaient une expression plus libre, sans avoir une marche à suivre trop détaillée. J’ai toujours aimé dessiner, en me démarquant dans ce domaine.

 

La prise en compte de votre personnalité était donc à vos yeux suffisante…

Oui, car à l’école on étudie et la créativité se retrouve surtout dans les passions. De plus, la créativité et l’originalité s’apprennent et à la fois ne s’apprennent pas. Dès que quelques bases sont posées, leur développement est très personnel.

 

Choisir un métier créatif était-il pour vous une évidence?

Oui, et j’ai d’abord effectué un CFC de créatrice de vêtement. La créativité me motive et m’apporte de la confiance en moi.

 

Pouvez-vous exprimer votre potentiel à l’école professionnelle et en entreprise?

J’estime que dans les cours ces dimensions sont valorisées, mais en entreprise nous n’avons pas suffisamment notre mot à dire. Dans le monde professionnel, on devrait favoriser le potentiel créatif des collaborateurs, ce qui permettrait la nouveauté. Mais pour cela il faut laisser place aux bonnes ainsi qu’aux mauvaises idées, en osant les erreurs avant de choisir.


 

Xavier Rouvinet apprenti polydesigner

Regard de Xavier Rouvinet

 

Quand vous étiez à l’école obligatoire, la créativité avait-elle une place?

Dans les premiers degrés de la scolarité oui, mais ensuite c’est l’étude qui dominait à l’école. Avec le recul, je me rends compte que l’on pouvait rarement laisser libre cours à notre imagination et même dans les activités de travaux manuels tout était la plupart du temps guidé du début à la fin. Laisser plus de place à la créativité à l’école contribuerait à une plus grande ouverture d’esprit dans la société.

 

Avez-vous choisi votre apprentissage parce que le métier permettait l’originalité?

Absolument, c’était un critère de choix important pour moi. La créativité, c’est ce qui m’a attiré dans cette formation.

 

Au terme de votre formation, vous sentez-vous plus créatif et plus original?

En cours, j’ai appris à exprimer ma créativité tout en respectant certaines règles. J’ai l’impression que les écoles des autres cantons mettent moins en avant cette dimension, aussi j’estime avoir eu de la chance.

 

Et dans le monde professionnel?

Dans les grandes entreprises, on reçoit beaucoup de matériel déjà préparé par la centrale, et nous ne sommes alors que les metteurs en scène. Laisser davantage de liberté aux collaborateurs de la décoration permettrait d’ajouter une touche personnelle, tout en respectant la ligne générale.

 

Propos recueillis par Nadia Revaz


 

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